Calmes, mais déterminés… Les agriculteurs ont affiché la couleur mardi devant les grilles de l’Agence de l’eau à Orléans. Venus de tout le bassin Loire-Bretagne, ils étaient une centaine d’exploitants à avoir fait le déplacement à l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs pour dénoncer les menaces qui pèsent sur leur usage de l’eau, telles qu’elles figurent dans le projet de SDAGE, le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux qui régule l’usage de la ressource.
Ironiquement c’est déjà l’Agence de l’eau d’Orléans que les opposants aux mégabassines pour l’irrigation, autrement dit le camp adverse, avaient occupée il y a huit mois à l’occasion d’une halte du Convoi de l’eau vers Paris pour exiger un moratoire sur ces installations contestées. « Les choses ont très mal démarré. Le SDAGE ne peut pas s’écrire sans nous », s’est insurgé ce mardi Nicolas Sterlin, président du syndicat en Centre-Val de Loire. « Demain, il nous faudra davantage d’eau qu’aujourd’hui, or le SDAGE impose de nouvelles contraintes. La sobriété n’est pas compatible avec la souveraineté alimentaire ! »
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En fin de matinée, une délégation a été reçue par les dirigeants du comité de bassin. À l’issue des discussions, les agriculteurs ont arraché une « petite victoire », un report de l’examen du texte par le comité de bassin Loire Bretagne, « le parlement de l’eau », chargé de l’entériner. Il aura lieu en septembre, et non en juillet comme prévu initialement.