Il a d’abord été reçu aux États-Unis avec des militaires en tenue d’apparat, une fanfare, 21 coups de canon et un survol par des avions de combat. Puis le roi Charles III est arrivé au Congrès américain pour prononcer un rare discours d’une vingtaine de minutes, avant qu’il ne revienne à la Maison Blanche avec la reine Camilla pour un banquet en soirée. Voici ce qu’il faut retenir de son discours devant les élus américains ce mardi soir, en présence du vice-président JD Vance et des plus hauts responsables américains mais en l’absence de Donald Trump.
• Dénonciation de la violence politique
Après une ovation debout, les premiers mots du roi Charles III ont été pour condamner la violence politique. Les tirs qui ont eu lieu samedi lors d’un gala de la presse auquel Donald Trump participait ont tenté de « fomenter davantage la peur et la discorde », a regretté le souverain. « De tels actes de violence ne réussiront jamais. »
« Quelles que soient nos divergences, quels que soient nos désaccords, nous restons unis dans notre engagement à défendre la démocratie, à protéger tous nos citoyens et à saluer le courage de ceux qui risquent quotidiennement leur vie au service de notre pays », a ajouté le roi Charles III.
• Appel à la « détermination » pour l’Ukraine
Le souverain britannique a aussi exhorté les élus du Congrès américain à faire preuve d’une « détermination sans faille » pour la défense de l’Ukraine, au moment où l’aide militaire des États-Unis à Kiev est remise en question par Washington. Cette « détermination sans faille » est nécessaire « afin d’obtenir une paix juste et durable », a-t-il affirmé.
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• L’alliance « ne peut pas se reposer sur les réussites passées »
L’alliance entre les États-Unis et le Royaume-Uni « ne peut pas se reposer sur les réussites passées », a encore déclaré le roi Charles III, au moment où la relation entre Londres et Washington connaît des turbulences, notamment autour de la guerre en Iran.
« Les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop grands pour qu’une nation puisse les affronter seule (…) Notre alliance ne peut pas se reposer sur ses réussites passées », a-t-il déclaré, exhortant les deux pays à défendre leurs valeurs communes et à résister aux appels à se replier « toujours davantage sur eux-mêmes ».
« Que nos deux pays renouvellent leur engagement l’un envers l’autre au service désintéressé de nos peuples et de tous les peuples du monde », a-t-il ajouté, avant de conclure : « Que Dieu bénisse les États-Unis et le Royaume-Uni. »