Et pourquoi donc serait-il interdit d’importer ce qui se fait de bien ailleurs ? Khvicha Kvaratskhelia n’avait pas encore eu droit, ici, d’être affublé d’un surnom. Ce mardi, en attendant de lui en trouver un qui lui correspondrait davantage, autant emprunter celui que Naples lui avait offert en héritage pour dire tout son talent, tout son poids aussi, lors de son éclosion en Italie. Diego Armando Maradona n’a certes jamais défendu les couleurs du PSG, mais « Kvaradona », son cousin géorgien, les porte lui très haut depuis qu’elles sont devenues sa seconde peau en janvier de l’année dernière.
Si certains en doutaient, le numéro 7 du champion d’Europe en titre en a de nouveau apporté la preuve ce mardi soir à l’occasion d’une demi-finale aller de Ligue des champions d’ores et déjà entrée dans la légende de la compétition grâce à son incroyable intensité et son scénario à deux doigts d’envoyer tout un stade en psychiatrie.
Vainqueur d’une courte tête, Paris, ce mercredi matin, ne se réveillera pas avec la certitude de pouvoir disputer une deuxième finale de Ligue des champions d’affilée le 30 mai prochain. Mais à une semaine du deuxième volet de cette incroyable confrontation face au Bayern, il sait qu’avec un joueur de la classe de Kvaratskhelia, il aura toutes ses chances de créer l’exploit mercredi prochain à l’Allianz Arena.
Encore l’atout majeur
Au cœur d’une attaque parisienne en mode diesel, longue, trop longue à se mettre en route, le Géorgien aura sans conteste été l’atout majeur, celui qui a sonné le réveil, plombé le Bayern et défié la logique et les statistiques, encore une fois.
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Comme un message, il avait averti, lundi midi en conférence de presse, qu’il pouvait, comme il en a pris l’habitude sur la scène européenne, de nouveau être l’homme du match. « Je me sens bien, j’ai une bonne condition physique, avait-il dit. Tout ça, c’est grâce au collectif. Nous faisons de superbes choses ensemble et je suis heureux de faire partie de cette équipe. »
La preuve par les chiffres et ce nouveau doublé, signé mardi soir. Lui, qui venait d’être décisif 6 fois sur les cinq derniers matchs européens (5 buts et une passe), en a remis une couche, encore face au Bayern. Avec sa spéciale, au meilleur moment, alors que Paris sortait à peine la tête de l’eau, le Géorgien a fait tourner Stanisic en bourrique grâce à ses dribbles, puis puni Neuer d’une frappe enroulée du droit placée dans le petit filet (24e). Le début du show Kvara qu’on a un moment cru blessé, sa main posée sur l’arrière de sa cuisse ayant jeté le trouble, mais pas calmé l’animal.
Un nouveau record
Au retour des vestiaires, il a de nouveau fait des siennes, profitant du centre d’Achraf Hakimi, de la feinte de frappe de Dembélé pour de nouveau tromper le gardien allemand en fermant cette fois son pied petit côté (54e).