Un fût Jack Daniel’s à la distillerie de l’entreprise, à Lynchburg, dans le Tennessee (États-Unis), le 3 février 2025. KEVIN WURM / REUTERS

La fusion entre le groupe français de vins et spiritueux Pernod Ricard et son concurrent américain Brown-Forman, propriétaire notamment de la marque de whisky Jack Daniel’s, n’aura pas lieu en raison de l’échec des discussions.

« Ces discussions ont pris fin et n’ont pas abouti à un accord, les entreprises n’étant pas parvenues à s’entendre sur les conditions », a écrit, dans un communiqué, le groupe français, mardi 29 avril. Dans un communiqué distinct, Brown-Forman a confirmé l’impasse des négociations, celles-ci ayant achoppé sur l’incapacité des parties à s’accorder sur « des conditions acceptables par chacune ».

« Nous avons l’intention de créer de la valeur sur le long terme pour tous nos partenaires en nous concentrant sur nos priorités stratégiques et opérationnelles », a déclaré le groupe américain. « Cela passe par le déblocage d’une croissance future en élargissant notre empreinte géographique, en continuant à bâtir des marques qui font écho chez les consommateurs et en renforçant l’efficacité opérationnelle », a-t-il poursuivi.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le français Pernod Ricard prépare sa fusion avec l’américain Brown-Forman, propriétaire de Jack Daniel’s Lire plus tard

Lorsque leurs négociations avaient été annoncées fin mars, dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde, les deux groupes avaient précisé qu’il n’y avait aucune garantie qu’elles aboutiraient favorablement. Les deux géants sont respectivement valorisés à plus de 15 milliards d’euros pour Pernod Ricard et à environ 12 milliards de dollars (10,25 milliards d’euros environ) pour Brown-Forman.

« Ce partenariat donnerait naissance à un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », avait avancé le groupe Pernod Ricard. « Les synergies opérationnelles seraient importantes, tirant profit des marques iconiques de Brown-Forman, notamment Jack Daniel’s, de la force du réseau de distribution de Pernod Ricard et de son exposition aux marchés à plus fort potentiel de croissance », avait espéré l’entreprise française. Brown-Forman avait, de son côté, affirmé explorer « régulièrement » des « opportunités stratégiques ».

Lire aussi (2024) | Article réservé à nos abonnés Dans le clan Ricard, « l’intérêt du groupe passe en premier » Lire plus tard

Objectifs annuels à la baisse pour Pernod Ricard

Une dizaine de jours plus tard, le Wall Street Journal écrivait que le groupe américain Sazerac, qui produit et commercialise plus de 500 marques de spiritueux, avait contacté Brown-Forman pour une « possible entente ». Sollicités à l’époque par l’Agence France-Presse (AFP), Sazerac et Brown-Forman n’avaient pas souhaité faire de commentaire. De nouveau contactés mardi, ils n’ont pas répondu dans l’immédiat.

Sazerac est une entreprise familiale ayant près de 400 ans d’histoire. Elle dispose de distilleries dans le monde entier, en particulier dans le Kentucky (Etats-Unis), à Cognac (France) ou encore à Goa (Inde).

Le Monde Guides d’achat Gourdes réutilisables Les meilleures gourdes pour remplacer les bouteilles jetables Lire

Le Monde Jeux Chaque jour de nouvelles grilles de mots croisés, Sudoku et mots trouvés. Jouer

Pernod Ricard, maison mère de l’emblématique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, a revu mi-avril à la baisse ses objectifs annuels, parlant d’une « année de transition avec une amélioration des tendances au deuxième semestre ».

Lire aussi (2025) | Article réservé à nos abonnés Pernod Ricard secoué par la crise du cognac Lire plus tard