Le premier ministre polonais, Donald Tusk, avec le journaliste Andrzej Poczobut, dans un lieu non précisé, en Pologne, sur une photo publiée le 28 avril 2026. BUREAU DU GOUVERNEMENT POLONAIS VIA REUTERS
S’il n’y avait ses yeux bleus, l’homme serait méconnaissable. Crane sans cheveux dissimulé par une casquette grise et silhouette émaciée, le journaliste polono-biélorusse Andrzej Poczobut est redevenu un homme libre, mardi 28 avril. C’est le premier ministre polonais, Donald Tusk, qui l’a accueilli en personne, au champêtre passage frontalier de la forêt primaire de Bialowieza, fermé depuis la pandémie de Covid-19, en mars 2020, et jamais rouvert depuis par Varsovie. M. Tusk a immédiatement posté une photo de ces retrouvailles sur le réseau social X, accompagnée de ces quelques mots : « Andrzej Poczobut est libre. Sois le bienvenu à la maison en Pologne, mon ami. »
Le correspondant du grand quotidien polonais Gazeta Wyborcza en Biélorussie aura passé plus de cinq ans derrière les barreaux, coupé du monde, dans une colonie pénitentiaire du nord du pays. Egalement membre de l’Union des Polonais de Biélorussie (ZPB), ce militant des droits de la minorité polonaise en Biélorussie, originaire de l’ouest du pays, avait été condamné à huit ans de réclusion, en 2023, pour « incitation à la haine ».
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