Suspendu et contraint de suivre un match de folie (5-4) depuis la tribune de presse, Vincent Kompany a vécu une soirée très particulière ce mardi au Parc des Princes. Quelques minutes après le coup de sifflet final, l’entraîneur du Bayern peinait encore à réaliser le scénario totalement insensé de cette rencontre, qui laisse présager un match retour tout aussi intense la semaine prochaine.

Avez-vous souffert de ne pas suivre le match sur le banc ?

VINCENT KOMPANY. C’était une catastrophe ! Je n’ai pas du tout apprécié cette expérience. J’étais autorisé à avoir un contact avec mon groupe et j’ai énormément de confiance en mon staff, mais ce n’était pas à moi de prendre des décisions à 80 mètres de distance. Je suis fier qu’à 5-2, alors que les joueurs du PSG célébraient, mes joueurs soient revenus à un but. De ma place, j’ai apprécié cela.

Ce que vous et Luis Enrique avez proposé ce soir n’est-il pas finalement l’essence même du football ?

À voir aussi

Le football est complexe, on peut en débattre pendant des lustres. Il n’y a pas, selon moi, de style de jeu supérieur à un autre. Quand je vais en Angleterre, en deuxième division, les supporters aiment voir des longs ballons et cela donne de bons matchs. Certaines équipes pratiquent un catenaccio magnifique. Ce soir, c’était un choc entre deux équipes qui aiment faire le jeu, aucune des deux équipes n’a voulu laisser le ballon à l’autre. Et cela donne ce genre de rencontre.

Êtes-vous confiant pour la qualification en finale ?

On a vu aujourd’hui que le match se joue sur des détails : un penalty, un corner… Ces éléments seront importants au retour. Mais l’essentiel, c’est le soutien du public. Alors, si vous avez acheté une place et que vous ne vous sentez pas bien à l’approche du coup d’envoi, donnez-la à quelqu’un d’autre. Il est important pour nous que 75 000 personnes donnent tout pour aider l’équipe à l’emporter la semaine prochaine. Nous allons tout faire pour gagner et nous aurons besoin de nos supporters.

La prestation de Michael Olise vous a-t-elle impressionné ?

Celui de l’autre côté n’était pas mal non plus (Luis Diaz). C’est ça, la Ligue des champions. Des joueurs qui élèvent leur niveau face à l’adversité. Ce que fait Michael est impressionnant, mais je pense que nous sommes tous dans un mode où nous ne sommes pas là pour nous complimenter. L’objectif reste d’atteindre la finale.

En tant qu’entraîneur, quel est le plus important à analyser : le nombre de buts inscrits ou ceux encaissés ?

C’est mon rôle de ne viser rien d’autre que la perfection. Une partie de ce match était prévisible, mais au vu de notre performance, il n’y a pas que les cinq buts à analyser. Il faut capitaliser sur ce que nous avons bien fait. On peut déjà discuter d’un but que nous avons concédé, c’est le penalty. Je sais que les règles changent chaque année, mais voir le ballon tiré à cette distance, toucher une autre partie du corps puis la main, je ne peux pas être d’accord avec cette décision.

Avez-vous conscience d’avoir participé à l’un des matchs les plus légendaires du football ?

Je dois avouer que sur le chemin menant à cette salle de conférence, on me l’a dit plusieurs fois, donc j’en prends un peu conscience. Mais j’ai de la chance que ce ne soit pas une finale, sinon on l’aurait perdue. La finale aura lieu la semaine prochaine. Je m’attends à un match du même type, même si j’espère qu’on ne prendra aucun but.

Avez-vous hâte d’être à ce match retour ?