Dans un bureau étroit au fond d’une cour, Monique, casque sur les oreilles, répond inlassablement au téléphone. En ce lundi matin, il sonne presque en continu. « Après le week-end, ça n’arrête pas », explique-t-elle. Depuis vingt ans, elle gère l’accueil téléphonique des femmes victimes de violences au centre d’information des droits des femmes et des familles (CIDFF) de Paris, qui accompagne plus de 4 000 femmes par an. « J’ai des dossiers en attente, mais pas de disponibilité pour des rendez-vous », explique la salariée de l’association. « On a en tête qu’il peut y avoir un drame. »