Rula Hardal et May Pundak, codirectrices exécutives du mouvement israélo-palestinien A Land for All, à Tel-Aviv, le 9 février 2026. JONAS OPPERSKALSKI POUR « LE MONDE »
Dans une région où règnent les peurs, les violences et les haines, dans une région où les postes de pouvoir sont monopolisés par les hommes, deux femmes portent ensemble un message d’espoir. Rula Hardal, 51 ans, universitaire, Palestinienne d’Israël installée à Ramallah, en Cisjordanie, et May Pundak, 41 ans, avocate israélienne de Tel-Aviv, codirigent une initiative originale, appelée A Land for All (« une terre pour tous »), dont le travail, depuis plus de dix ans, vise à imaginer les conditions d’une cohabitation entre Palestiniens et Israéliens.
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A l’échelle des traumatismes du 7 octobre 2023, causés par l’attaque terroriste du Hamas, puis de la riposte militaire devenue guerre d’anéantissement dans la bande de Gaza, le pari semble impossible. De fait, à ce stade, A Land for All est un mouvement modeste, porté par quelques centaines de militants, défendu par des experts et des universitaires prestigieux, mais largement méconnu de l’immense majorité des Palestiniens et des Israéliens. « Nous travaillons pour gagner la bataille culturelle d’ici dix ans », affirme, bravache, May Pundak. Leur idée est d’imposer un autre regard, d’autres concepts, des propositions différentes dans des terres blessées par les guerres, les terrorismes et les idéologies génocidaires, à l’image du mouvement It’s time (« il est temps »), une coalition d’organisations israéliennes et palestiniennes qui se réunissent jeudi 30 avril à Tel-Aviv.
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