Le roi Charles III devant le Congrès américain, à Washington, le 28 avril 2026. KYLIE COOPER/AFP
La politique aux Etats-Unis est devenue si violente et ultra-partisane que ses praticiens ont perdu l’habitude des discours sophistiqués. Il a fallu un roi britannique pour leur en rappeler l’usage. Mardi 28 avril, Charles III a prononcé une allocution devant le Congrès américain, au deuxième jour de sa visite officielle. Un discours en dentelle, respectant un équilibre entre évocation historique consensuelle, humour et rappel aux principes.
Sans chercher la confrontation, conformément à son statut en surplomb, Charles III a esquissé, en creux, tout ce qui sépare les alliés européens de l’administration Trump : sur le climat, l’Etat de droit, la pertinence de l’Alliance atlantique (OTAN) ou encore l’Ukraine. Le souverain britannique a dit prier pour que « nous ignorions les appels pressants à nous replier toujours plus sur nous-mêmes ».
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