« Bonjour Monsieur, savez-vous où vous vous trouvez ? On va discuter tranquillement, puis vous pourrez enfiler un pyjama. » Un homme, regard perdu, vient d’entrer à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP). Ses droits lui sont présentés par écrit ou à l’oral avant que ses affaires lui soient retirées. Entouré de trois policiers, son état n’était pas compatible avec une garde à vue, selon un premier médecin psychiatre indépendant qui l’a renvoyé vers cette structure accolée à l’hôpital Sainte-Anne, dans le XIVe arrondissement. Il pénètre donc dans ce long couloir à l’accès ultra-sécurisé, direction un entretien avec le psychiatre pour une première évaluation. Deux tiers des personnes qui sont placées ici arrivent menottées, souvent pour des faits graves commis sur autrui.
« Les urgences les plus difficiles passent par nous » : au cœur de l’infirmerie psychiatrique de la police à Paris