Bruno Retailleau affirmait ce lundi que « la politique des bons sentiments est condamnée à l’échec » quand il s’agit de l’Algérie. Il est allé plus loin ce mercredi, accusant Emmanuel Macron d’avoir « fait preuve de faiblesse » et d’être « dans une forme de dépendance » vis-à-vis de l’Algérie, après que le président français a critiqué les « mabouls » voulant se fâcher avec ce pays.
« Avec l’Algérie, bien entendu, je pense qu’il a fait preuve de faiblesse », a rétorqué sur TF1 le patron des Républicains, candidat à la présidentielle de 2027.
« Il est dans une forme de dépendance », a ajouté le président des Républicains (LR) en évoquant le chef de l’État. « Je ne sais pas ce qui le fait dépendre autant de ce régime algérien. »
« Sortir » d’une « mauvaise conscience mémorielle »
Emmanuel Macron a lancé lundi une pique aux partisans d’une ligne dure avec le pouvoir algérien, en ciblant « tous les mabouls » qui veulent « se fâcher avec l’Algérie ».
Il avait assuré ne viser « personne », mais les propos semblaient notamment adressés à Bruno Retailleau, tenant d’une ligne très ferme avec le pouvoir algérien. Celui-ci avait réagi dès lundi, listant toute une série de « problèmes » qui justifient sa position vis-à-vis du pouvoir algérien.