Au moins 21 personnes ont été exécutées et plus de 4 000 arrêtées en Iran pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a annoncé ce mercredi 29 avril le Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU.
Depuis le début des attaques israélo-américaines contre l’Iran fin février, « au moins neuf personnes ont été exécutées en lien avec les manifestations de janvier 2026, dix pour appartenance présumée à des groupes d’opposition et deux pour espionnage », a annoncé l’agence onusienne dans un communiqué.
Le Haut-Commissariat a précisé qu’au cours de la même période, plus de 4 000 personnes avaient été arrêtées « pour des accusations liées à la sécurité nationale ».
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« De nombreux détenus ont été victimes de disparitions forcées, de torture ou d’autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des aveux extorqués - parfois télévisés - et des simulacres d’exécution », a ajouté l’organe onusien.
« J’appelle les autorités à suspendre toutes les exécutions »
« Je suis consterné de constater que, s’ajoutant aux graves conséquences du conflit, les droits du peuple iranien continuent d’être bafoués par les autorités, de manière brutale et impitoyable », a réagi le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU Volker Türk, cité dans le communiqué.
« J’appelle les autorités à suspendre toutes les exécutions, à instaurer un moratoire sur la peine capitale, à garantir pleinement le respect des droits de la défense et le droit à un procès équitable et à libérer immédiatement les personnes détenues arbitrairement », a-t-il insisté.
Selon plusieurs ONG, dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.
Le 22 avril, Donald Trump a affirmé, qu’à sa demande, les autorités iraniennes avaient renoncé à exécuter huit manifestantes, et a assuré que quatre d’entre elles seraient libérées immédiatement et que les quatre autres femmes seraient condamnées à un mois de prison.