Friedrich Merz, le chancelier allemand a assuré ce mercredi 29 avril que ses relations avec le président américain, Donald Trump restaient "bonnes et inchangées." Lundi, il avait commenté la situation au Moyen-Orient et déclaré que l'Iran "humiliait" les États-Unis.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné mercredi 29 avril que ses relations avec Donald Trump restaient "bonnes et inchangées" après qu'il a suscité la colère du président américain en jugeant que l'Iran "humiliait" les États-Unis.
"Quant aux relations personnelles entre le président américain et moi, elles restent en tout cas, de mon point de vue, bonnes et inchangées", a déclaré le dirigeant, interrogé au cours d'une conférence de presse mercredi à Berlin.
"J'ai simplement, dès le départ, eu des doutes au sujet de ce qui a été entrepris là-bas avec cette guerre contre l'Iran, et c’est pourquoi je l’ai exprimé", a-t-il ajouté, soulignant que l'Allemagne et l'Europe "souffraient" des "conséquences massives" du conflit, notamment pour l'"approvisionnement énergétique".
Des propos polémiques lors d'une visite d'école
Lors d'une visite dans une école lundi, le dirigeant allemand avait asséné que "les Américains [n'avaient] visiblement aucune stratégie" en Iran et douté de leur capacité à trouver "une porte de sortie stratégique", louant à l'inverse "l'habileté" des négociateurs iraniens.
"Une nation entière est humiliée par les dirigeants iraniens, en particulier ces soi-disant Gardiens de la Révolution", avait-il ajouté.
Des commentaires qui ont suscité une riposte mardi de Donald Trump, accusant le dirigeant allemand de "ne pas savoir de quoi il parle" et de penser "que c'est OK pour l'Iran d'avoir une arme nucléaire".
Le chancelier Merz s'était efforcé jusqu'ici de ménager les susceptibilités du président américain afin d'avancer sur des dossiers stratégiques pour l'Europe, comme la guerre en Ukraine.
Certains lui ont même reproché une forme de complaisance, comme lorsque début mars, en visite à la Maison Blanche, il n'avait rien dit lorsque Donald Trump s'en était pris à l'Espagne qui avait refusé de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires pour frapper l'Iran.