La définition même de mourir pour la nation. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a confirmé une stricte politique d’État exigeant que les militaires de son pays combattant pour la Russie se suicident pour éviter d’être faits prisonniers.
Cette annonce a été faite à Pyongyang lors de l’inauguration d’un mémorial dédié aux soldats nord-coréens tués lors de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, devant les familles endeuillées et de hauts responsables russes, rapporte Bloomberg.
Au cours de la cérémonie, le dirigeant nord-coréen a mis en avant les soldats qui se sont sacrifiés « sans hésiter » pour « protéger le grand honneur ». Il a souligné le fait que ces militaires « n’attendaient aucune récompense » en accomplissant des « exploits exceptionnels », tout en qualifiant ces actes de « mort héroïque ».
Des séances d’endoctrinement bihebdomadaires
Des rapports de novembre 2025 révélaient que Kim Jong-un avait ordonné à ses troupes engagées de se suicider à la grenade plutôt que de risquer la capture. Il était rapporté que ces unités suivaient des séances d’endoctrinement politique bihebdomadaires au cours desquelles les commandants glorifiaient les soldats qui se faisaient exploser sur le champ de bataille. Ces suicides sont présentés comme la preuve ultime de loyauté envers la famille du dictateur nord-coréen.
Pyongyang aurait envoyé pas moins de 10 000 soldats en Russie ainsi que des milliers de conteneurs d’armes, selon des rapports des services de renseignement sud-coréens et occidentaux, suite à la signature d’un pacte militaire entre les deux pays en 2024. En septembre 2025, les services de renseignement sud-coréens estimaient à près de 2 000 le nombre de soldats nord-coréens tués dans ce conflit.