Une blague au président américain à la Maison-Blanche. C’est avec humour que le roi britannique Charles III, lors d’un dîner d’État à Washington, a répondu au président américain Donald Trump, qui avait affirmé en janvier au sommet de Davos aux Européens qu’ils parleraient « allemand et un petit peu japonais » sans le soutien américain durant la Seconde Guerre mondiale.

King Charles III: "You recently commented, Mr. President, that if it were not for the United States, European countries would be speaking German. Dare I say that if it wasn't for us, you'd be speaking French." pic.twitter.com/5JPW8IapBg — NEWSMAX (@NEWSMAX) April 29, 2026

« Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l’allemand. Oserais-je dire que sans nous vous parleriez français », a lancé le souverain, provoquant les rires de l’assistance. De quoi même faire réagir sur X ce mercredi après-midi le président français Emmanuel Macron, qui en anglais a écrit : « That would be chic ! » (ce serait chic ! en français). « Si jamais… Rendez-vous au sommet de la francophonie », a embrayé l’Élysée.

Une référence à la Guerre de Sept Ans

Mais à quoi Charles III fait-il référence ? À « la victoire anglaise dans la Guerre de Sept Ans conte la France (1756-1763) », répond au Parisien Agnès Delahaye, professeure de civilisation américaine à l’université Lumière-Lyon-II et spécialiste de l’histoire coloniale américaine. Cette guerre éclate alors que la France possède de nombreux territoires coloniaux sur le nord du continent américain : c’est la « Nouvelle-France ». Le conflit oppose notamment les Britanniques et la Prusse aux Français.

Comme l’indique le Larousse, l’une des raisons du déclenchement de cette guerre - qui a eu lieu sur plusieurs continents - est l’« affrontement franco-anglais à propos de la constitution d’un empire colonial en Inde et en Amérique ». Selon la même source, le Royaume-Uni prend notamment l’avantage sur la France sur la mer et dans les colonies. « L’extension des hostilités et de nouveaux échecs poussent Louis XV (alors roi de France) à faire la paix avec l’Angleterre », est-il indiqué.