Elle veut relier l’Ouest de la France aux littoraux du pays. La nouvelle compagnie aérienne Air Inter Région prévoit de prendre son envol début 2027, a-t-on appris mercredi auprès de son fondateur, un pilote qui a travaillé dans la finance.
Ce fondateur, Franck Crépin, 46 ans, vise le marché des « liaisons directes, interrégionales, à faible capacité, sur des distances courtes », explique-t-il à l’AFP.
L’offre se concentrera donc sur des trajets de « moins de 500 km, moins de deux heures de vol, avec des appareils de moins de dix passagers au lancement ».
Des liaisons de Biarritz à Lille
La compagnie mise sur 18 aéroports à terme, dont cinq capitales de région (Lille, Rouen, Rennes, Nantes et Bordeaux) et tout le littoral de la Manche et de l’Atlantique (Calais, Le Touquet, Le Havre, Deauville, Caen, Dinard, Brest, Lorient, Vannes, La Baule, Saint-Nazaire, La Rochelle et Biarritz).
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Sur le site de la compagnie, des premiers trajets sont affichés à 90 euros pour une liaison Le Touquet-Lille, 250 euros pour Le Touquet-Jersey, ou encore 360 euros pour Lille-Rennes.
« La démographie va aller vers les littoraux. Et ces dernières années nous ont montré qu’il y aurait une demande de transports pour du travail hybride, avec la possibilité d’aller voir ses clients rapidement », estime Franck Crépin.
Air Inter Région promet par exemple des vols entre Lille et Le Touquet en 20 minutes, contre deux heures en voiture ou en train.
« L’aéroport de Lille n’a aucune connexion en France au nord de la Loire. En proposant d’aller à Rennes en une heure et demie en petit porteur, contre quatre heures en TGV, on économise au voyageur une nuit d’hôtel, et on désengorge la région parisienne », selon le fondateur.
Des premiers vols début 2027
L’entreprise doit encore achever sa levée de fonds, recruter ses équipes et mener à bien le processus réglementaire. Les premiers vols sont donc prévus au premier trimestre 2027.
Franck Crépin ne souhaite aucune subvention publique, mais compte attirer comme investisseurs des entreprises qui seraient clientes de ces liaisons aériennes. « Pour moi, l’entrepreneuriat ne consiste pas à aller réclamer de l’argent aux pouvoirs publics. Tout le monde plébiscite ces connexions. La question que je pose est de savoir si les entreprises vont se mobiliser pour les financer », déclare-t-il.
Dans ses prévisions à dix ans, l’entrepreneur a avancé auprès des investisseurs et des banques une flotte de 30 appareils pour transporter 125 000 passagers par an.