Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, Frédéric Souillot, lors de la 26ᵉ convention nationale du syndicat, à Dijon, le 20 avril 2026. ARNAUD FINISTRE/AFP

Pour le moment, il ne s’agit que d’une intention pas totalement arrêtée, mais le passage à l’acte devient de plus en plus plausible. Mardi 28 avril, Frédéric Souillot, le secrétaire général de Force ouvrière (FO), a déclaré que son syndicat quittera la conférence sur le travail, l’emploi et les retraites si celle-ci n’ouvre aucune perspective aux acteurs sociaux pour engager des discussions concrètes sur ces sujets. Sa mise en garde fragilise un peu plus cet exercice lancé le 5 décembre 2025, sur la base d’une proposition du premier ministre, Sébastien Lecornu, et que le Medef a boycotté d’emblée.

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M. Souillot a tenu ces propos lors d’une rencontre avec les membres de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), quatre jours après avoir été réélu à l’issue du congrès de sa confédération à Dijon. Si la conférence travail-emploi-retraites cherche à « alimenter ou encadrer ou objectiver la campagne des élections présidentielles de l’année prochaine, c’est sans nous », a-t-il prévenu. En revanche, il a dit « banco », dans l’hypothèse où le cycle de réunions, inauguré il y a presque cinq mois, permet d’« envoyer » les organisations d’employeurs et de salariés « vers des négociations collectives ».

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