Les débats se poursuivent autour du pénalty accordé au Paris Saint-Germain face au Bayern Munich mardi soir en demi-finale aller de la Ligue des champions. Dans le temps additionnel de la première période, Alphonso Davies s’est rendu coupable d’une faute de main dans la surface après un centre d’Ousmane Dembélé. Une action revisionnée par Sandro Schärer, qui montre quelques instants plus tard le point de pénalty.

Problème : la situation n’est pas si claire que ça. Les Bavarois ont jugé que le latéral canadien n’avait pas commis de faute, ses mains étant dans le dos juste avant qu’il ne se retourne et ne heurte le ballon avec son bras tout juste décollé. Présent sur le plateau de CBS Sports, Thierry Henry s’est notamment offusqué, dénonçant « une erreur énorme au niveau de la Ligue des champions. Ce n’est tout simplement pas une main, jamais ».

Multiples changements de règles

Bien que plus modéré, l’ancien arbitre international Said Enjimi a aussi confié trouver ce pénalty « très sévère ». « Davies a les mains dans le dos et, dans un mouvement naturel pour se protéger parce que Dembélé va centrer, il se retourne et détache ses mains. Il n’y a pas de volonté d’augmenter sa surface corporelle, je ne vois qu’un mouvement naturel. Et le deuxième paramètre, c’est que l’attaquant du PSG est très proche de Davies, c’est difficile pour le défenseur de retirer ses bras », explique-t-il. Mais que dit le règlement actuel ?

Contrairement à ce que l’on pense, le critère de distance entre l’adversaire et le ballon, qui peut créer un « effet de surprise » a pourtant disparu des lois l’IFAB au début de la saison 2019-2020. Le fait que le ballon ait touché la cuisse du défenseur avant de frapper main n’est également plus sanctionnable depuis 2021.

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Deux points à étudier

Les lois édictées cette saison par l’IFAB, l’organe de la Fifa responsable des règles du jeu, caractérise actuellement la faute de main en deux points. Le premier indique que l’arbitre doit siffler si le joueur « touche délibérément le ballon du bras ou de la main, par exemple avec mouvement du bras ou de la main vers le ballon ». Ici, c’est le ballon qui se dirige vers la main du défenseur bavarois, et non l’inverse.

Le second alinéa ajoute que la faute peut être signalée si le joueur « touche le ballon du bras ou de la main en ayant artificiellement augmenté la surface couverte par son corps ». C’est a priori avec ce point de règlement que Sandro Schärer décidé de sanctionner Alphonso Davies.

L’IFAB précise qu’« il est considéré qu’un joueur a artificiellement augmenté la surface couverte par son corps lorsque la position de son bras ou de sa main n’est pas une conséquence du mouvement de son corps dans cette situation spécifique ou n’est pas justifiable par un tel mouvement ».