Le premier ministre, Sébastien Lecornu, lors du conseil de défense, au Palais de l’Elysée, à Paris, le 8 avril 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Ne tirez plus sur TotalEnergies ! Accusé par une partie de l’opposition d’être un « profiteur de guerre » dont les « superprofits » doivent d’urgence être sévèrement taxés, le champion français du pétrole a trouvé un solide défenseur, mercredi 29 avril, en la personne de Sébastien Lecornu.
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« Je refuse le Total bashing », c’est-à-dire le dénigrement du groupe, a déclaré le premier ministre, interrogé au Sénat après la publication de bénéfices trimestriels spectaculaires. La multinationale dirigée par Patrick Pouyanné est « une entreprise française qui emploie des Français » et représente « une part des intérêts stratégiques du pays », a argumenté Sébastien Lecornu. « Donc, ne nous tirons pas une balle dans le pied » en pénalisant ce groupe privé, a-t-il poursuivi. Taxer TotalEnergies ? « Nous ne fermons aucune porte », a glissé le premier ministre. Mais en ne montrant aucune volonté d’agir en ce sens.
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