Péter Magyar à Bruxelles, avant son entretien avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 29 avril 2026. JOHN THYS / VIA REUTERS

La Hongrie a « repris son chemin européen », se félicitait Ursula von der Leyen, quelques heures après la victoire écrasante de Péter Magyar et la lourde défaite du premier ministre Viktor Orban, aux élections législatives hongroises du 12 avril. Depuis, sans attendre l’investiture du futur chef de gouvernement, prévue pour le 9 mai, des représentants de la Commission ont déjà rencontré ses équipes à deux reprises. Mercredi 29 avril, la présidente de l’exécutif communautaire et son homologue du Conseil européen, Antonio Costa, ont successivement reçu à Bruxelles le nouvel homme fort de Budapest.

Après seize années de relations houleuses entre l’Union européenne (UE) et la Hongrie, marquées par les menaces de veto à répétition d’un Viktor Orban revendiquant aussi bien sa proximité avec Moscou que son hostilité à la construction communautaire, Bruxelles comme Budapest cherchent à envoyer le signal d’une « réinitialisation » de leur relation. « Nous n’avons pas de temps à perdre », expliquait, sur X, le 26 avril, Péter Magyar. La première urgence, comme il l’a répété mercredi, c’est de « rapatrier les fonds européens auxquels les Hongrois ont droit » et qui seraient bien utiles à un pays dont la croissance patine.

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