VIDÉO - Invité du «Buzz TV», le chroniqueur belge, spécialiste des familles royales, commente la visite d’État du souverain britannique à Washington et évoque le cancer dont il est atteint depuis deux ans.

Il est l’un de ces personnages fascinants qui connaissent tous les détails de la famille royale. Avec deux chroniques par semaine sur CNews, «une tous les samedis qui concerne le patrimoine français et une tous les dimanches qui concerne les monarchies», Bertrand Deckers partage ses connaissances et anecdote de façon captivante. «C’est une passion, depuis que je suis petit garçon je voulais devenir l’ami des rois», avoue-t-il.

Alors que le roi Charles III est en visite officielle à Washington depuis le début de semaine, sa présence sur le plateau du «Buzz TV» était ainsi l’occasion d’apporter son expertise et ses explications à ce qui se passe outre-atlantique. Notamment face à cette blague glissée dans le discours du roi lors du dîner d’État. «En effet, Monsieur le Président, vous avez récemment déclaré que sans les États-Unis, les pays européens parleraient allemand. J’oserais dire que sans nous, vous parleriez français», dit-il à Donald Trump. Une séquence devenue virale. «Il fallait oser», admet le chroniqueur. «Il fait directement, en effet, référence au passé historique des États-Unis. [...] Charles est quelqu’un qui a un humour très froid, très glacé, très anglais, mais il en a énormément», précise-t-il.

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Un trait d’humour qui surprend alors que la relation entre les deux pays est très tendue. Dernièrement, Donald Trump n’a cessé d’attaquer le premier ministre britannique qui ne veut pas s’engager dans la guerre en Iran. «Il a menacé Keir Starmer , évidemment, il l’a traité un peu de tous les noms. Il a dit : “Quand on pense que votre nation a eu la chance d’avoir un Winston Churchill et qu’aujourd’hui, vous avez un Starmer, c’est lamentable ”. Il s’en prend aussi à la marine. Il a qualifié les deux porte-avions de “petits joujoux britanniques”. [...] On envoie vraiment le roi en émissaire exceptionnel en disant : le roi aujourd’hui est le seul à pouvoir tenter de rabibocher cette relation», analyse-t-il.

Je pense que la France sortirait grandie si on avait une famille qui jouait ce rôle de représentation Bertrand Deckers à propos du retour de la monarchie en France

Quoi de mieux que la gastronomie française pour amadouer son hôte ? Effectivement, le chroniqueur dévoile le menu «aux consonances très françaises» de ce dîner au sommet. «C’était tout d’abord un velouté d’herbes fraîches. Ensuite, des ravioles avec de petits champignons frais. Et puis, du poisson de douve, de la sole de douve. Et alors un gâteau au chocolat en forme de ruche», détaille-t-il. Un clin d’œil puisque, plus tôt dans la journée, le couple royal avait inauguré des ruches dans les jardins de la Maison-Blanche. «Il faut savoir qu’aussi bien le roi et la reine sont fans de miel. Ils ont chacun leur exploitation. La reine vend d’ailleurs son miel chez Fortnum and Mason, vous savez qui est la grande institution un peu chic à Londres. Ils aiment tellement le miel qu’on leur a fait inaugurer une ruche en forme de maison blanche d’ailleurs et ils ont retrouvé exactement la même forme pour un gâteau au chocolat», explique-t-il. Seule faute de goût : «les vins étaient américains», se moque Bertrand Deckers.

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Savoir recevoir est effectivement un enjeu pour le rayonnement d’un pays. Toutefois Donald Trump et Charles III n’ont pas vraiment la même notion du protocole. Des images ont par exemple montré le président américain tapotant le bras du roi d’Angleterre. Il est également passé devant la reine pendant des serrages de mains. Des gestes censés être interdits. «On ne touche pas le roi. Normalement, on laisse le roi parler en premier. Normalement, lorsque le roi a terminé de manger, lorsque vous êtes à table, on termine aussi. [...] Voilà, ce sont des petits codes, mais ce sont des codes qui ont été instaurés au fil du temps pour permettre justement à tout le monde de pouvoir vivre en communauté en présence du roi. Le protocole, c’est de la mise en scène en quelque sorte. Et il est là uniquement pour vous donner des instructions sur ce que vous pouvez faire et ce que vous ne pouvez pas faire. On voit ça comme étant un petit peu restrictif. Dans le fond, non, c’est censé vous aiguiller», explique-t-il.

Enfin, Bertrand Deckers a été interrogé sur la santé du roi, atteint d’un cancer dont on ne connaît pas la nature. «Le fait que le palais ne communique pas nous dit bel et bien qu’il est toujours en traitement. On pense même que c’est un cancer qui sera incurable, qu’il mourra avec ce cancer», révèle-t-il. Au contraire Kate et William, qui fêtent aujourd’hui même les quinze ans de leur mariage, ont annoncé que la princesse de Galles était en rémission de son cancer, diagnostiqué quelques semaines après celui du roi Charles III.