On n’en est pas encore à la moitié du mandat de Donald Trump, mais les sondeurs ont déjà lancé la campagne pour la présidentielle de 2028 aux États-Unis. La popularité et les intentions des principales figures des deux camps sont régulièrement testées, et le baromètre mensuel d’un institut révèle quelques surprises.

Le Harvard Harris Poll, un sondage mené tous les mois dans le cadre d’un partenariat entre l’université Harvard et la société privée Harris Poll, a ainsi clairement établi une hiérarchie à gauche.

VidéoKamala Harris défend le « courage » des Américains face à Donald Trump

À la question qui souhaiteriez-vous voir être le prochain candidat démocrate à la présidentielle, Kamala Harris arrive largement en tête. Elle recueille 41 % des intentions de vote. À une distance respectable suit le gouverneur de Californie Gavin Newsom (26 %). Sont également cités le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro (10 %) et la députée de New York Alexandria Ocasio-Cortez (8 %).

À lire aussi L’Américain Gavin Newsom, démocrate présidentiable qui brouille les lignes

Tout porte à croire que la course se jouera, à gauche, entre d’un côté l’ancienne vice-présidente Kamala Harris, qui avait endossé la responsabilité de la candidature démocrate au pied levé, en 2024, suite à l’abandon de Joe Biden ; et de l’autre le médiatique gouverneur de Californie Gavin Newsom, qui n’hésite pas à s’opposer à Donald Trump sur les réseaux sociaux et par médias interposés.

JD Vance en tête, devant… Don Trump Jr

À droite, la bataille est également scrutée de près. Sans surprise, le vice-président actuel, JD Vance, arrive largement en tête des intentions de vote (42 %). L’ancien sénateur de l’Ohio n’a pas fait mystère de ses ambitions, et l’autre figure majeure des Républicains, le Secrétaire d’État Marco Rubio, a déclaré qu’il s’effacera derrière JD Vance cette fois-ci. Rubio est cité à 17 % d’intentions de votes dans le sondage.

Mais la surprise vient de la deuxième personnalité plébiscitée par les électeurs conservateurs. Il s’agit tout simplement… d’un fils de Donald Trump, Don Jr (18 %), qui se trouve aussi être un proche de JD Vance.

Donald Trump Jr., âgé de 48 ans, est le fils aîné du président américain. Il est aussi l’une des figures les plus visibles de son entourage politique. Impliqué dans la gestion de l’empire financier de la famille Trump, il s’est aussi imposé ces dernières années comme un relais actif du trumpisme, multipliant les meetings, les prises de parole et les publications sur les réseaux sociaux en soutien à la ligne conservatrice de son père.

La question de la survie du Trumpisme

Très présent dans les médias et auprès de la base républicaine, il cultive une image combative et clivante, sans avoir jamais exercé de mandat électif. S’il n’a pas officiellement affiché d’ambitions présidentielles, son nom apparaît régulièrement dans certains sondages en vue de l’élection de 2028, davantage en raison de la notoriété de la marque Trump que d’une campagne politique structurée à ce stade.

Depuis l’entrée en politique de Donald Trump, les observateurs se sont toujours demandé comment le trumpisme allait pouvoir se survivre à lui-même. La ligne politique et la façon d’occuper l’espace médiatique n’ont jamais pu être incarnées par quelqu’un d’autre que Donald Trump. Et si la transmission intrafamiliale, alors que le chef MAGA est justement souvent accusé d’avoir quelque chose d’un roi, était la solution ?