À bord du « Lucky », le 16 juillet 2024, Anthony Q. et son équipage s’apprêtent à prendre la mer. Amarré ce jour-là dans le port de Cherbourg (Manche), le patron de pêche est tendu. Au téléphone, il s’agace et soupèse les risques de sa prochaine sortie au large. « Parce que bon, admettons, on se fait péter, j’ai une femme… Même pour les gars, tu vois, ils l’ont fait une fois et ils ont pas été payés. Bah, ils ne veulent pas y aller s’il y a pas d’avance… (…) T’as compris que les actes valent mieux que les paroles… »
Pêcheurs et dockers ciblés et appâtés : comment les narcotrafiquants jettent leurs filets dans les ports