Le premier ministre indien, Narendra Modi, à New Delhi, le 20 avril 2026. MANISH SWARUP/AP
Un an après l’opération « Sindoor » lancée par l’Inde le 7 mai 2025 contre le Pakistan pour venger un attentat au Cachemire contre des touristes hindous, la comparaison entre les deux belligérants est douloureuse pour New Delhi. L’ennemi brille sur la scène internationale, investi d’un rôle de médiateur-clé pour tenter de mettre fin à la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis. L’offensive militaire indienne qui dura quatre jours a considérablement renforcé les pouvoirs et l’image du maréchal Munir, le chef des armées pakistanaises.
Amer constat pour Narendra Modi, qui, lui, est affaibli sur la scène internationale et sur le plan intérieur. Le premier ministre indien a subi une série d’humiliations infligées par Donald Trump, sanctions tarifaires record, ordre de cesser d’acheter du pétrole russe, puis permission d’en acquérir, renvoi de migrants indiens, remarques déplacées.
« La comparaison avec le Pakistan est pour Modi mortelle. La situation me fait penser à celle de Nehru quand l’Inde a perdu la guerre contre la Chine, en 1962. Il ne s’en est jamais remis. Toute la rhétorique de Modi construite sur l’inimitié avec le Pakistan s’est effondrée. Il est en échec sur sa politique étrangère, lui qui se voulait le “gourou du monde” », remarque Balveer Arora, ancien recteur de l’université Jawaharlal-Nehru, à Delhi.
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