Ces derniers temps, le Grand Palais, fait de fer et de verre, a accueilli les épreuves d’escrime de Paris 2024 ou équestres avec le saut Hermès en mars. Pour y trouver la trace d’un combat de boxe, il faut remonter à… 1942. Alors que les nazis étaient dans Paris, Marcel Cerdan affrontait Fernand Viez. « Je suis un fan absolu de Marcel Cerdan, confie Cyril Benzaquen. Boxer dans un cadre aussi merveilleux, c’est un formidable coup de projecteur sur mon sport méconnu. »
En 2026, ce dernier fait revenir les sports de combat sous la verrière. Pas de boxe anglaise mais du kick-boxing, une discipline qui l’a déjà sacré sept fois champion du monde. « Combattre sous la grande nef, ça va être sublime, insiste-t-il. Mais j’en ferai abstraction au moment où j’avancerai vers le ring. Mon objectif est de rester champion du monde. »
Un boxeur aux multiples casquettes
Ce jeudi 30 avril, le boxeur de 36 ans, double champion d’Europe et de France, remet son titre en jeu pour la huitième fois contre un adversaire italien, Samir Selmi, de quinze ans son cadet. C’est aussi lui qui organise et produit cette réunion de kick-boxing, « de la boxe avec les poings, les pieds et les genoux », un des sports de base du MMA dont il est le descendant direct. Avec au programme : huit combats pros, deux titres mondiaux.
Alors qu’il n’en est pas à son coup d’essai ― le champion a déjà organisé des événements un peu partout et notamment dans le Grand Palais éphémère quand celui-ci décorait le Champ-de-Mars à l’occasion des Jeux ― Cyril Benzaquen a tout mis en œuvre pour que cette soirée soit parfaite. Cela fait des mois qu’il ne chôme pas, tout en continuant à s’entraîner chaque jour : négociation pour le choix de ce lieu unique, recherche de partenaires et de diffuseurs, lancement des invitations…
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Le diplômé d’une licence de management adaptée aux sportifs de haut niveau à Paris Dauphine, où il a organisé ses premières soirées quand il était encore étudiant, est un vrai touche-à-tout. « Ma passion, c’est de boxer, mais aussi de créer des projets ambitieux, glisse-t-il. J’ai déjà eu le privilège d’organiser des réunions dans le Grand Palais éphémère, qui ont été un succès. C’est pour cette raison qu’on me fait confiance cette fois encore. Le Grand Palais, c’est la dimension au-dessus, un lieu incontournable. Cette soirée fait pas mal de bruit, on attend pas mal de monde. » Et quelques célébrités.
Pink, Kavinsky…
Est attendu notamment, à l’entrée majestueuse, le footballeur Ronaldo, pas Cristiano, mais le champion du monde brésilien. « Nous avons sympathisé lors d’un événement récent, raconte Cyril Benzaquen. Il m’a assuré qu’il serait là. Je l’espère mais je ne peux rien promettre non plus. Il peut avoir un empêchement ou un engagement de dernière minute. »