Le parquet de Paris a requalifié ce jeudi les faits en tentative d’homicide volontaire. La victime, un jeune homme frappé à la tête dans la nuit du 25 au 26 avril le long du canal Saint-Martin, est toujours dans le coma.
Cinq jours après les faits, le drame qui s’est joué place Raoul-Follereau prend une nouvelle dimension judiciaire. Initialement ouverte le 25 avril du chef de violences aggravées et confiée au SAIP du Xe arrondissement, l’enquête a franchi un cap ce jeudi 30 avril avec la requalification des faits en tentative d’homicide volontaire.
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril, vers 22h50, un jeune homme est violemment frappé à la tête avec une planche en bois par un homme vivant dans un campement de sans-domicile fixe installé sur la place. Sans raison apparente, selon les premiers éléments de l’enquête ouverte dès le 25 avril et confiée au SAIP du Xe arrondissement.
La victime s’effondre, la tête en sang. Transporté par le Samu à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe), son pronostic vital était alors engagé. Entre la vie et la mort depuis samedi, le parquet de Paris nous indique ce jeudi qu’il a été placé en coma artificiel et qu’il se trouve toujours en état d’urgence absolue.
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L’agresseur en psychiatrie
Le mis en cause avait été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue dès le 25 avril. Mais celle-ci a été levée le lendemain, en raison de son admission à l’I3P, l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, une structure médico-légale accueillant les personnes en état psychiatrique incompatible avec une détention classique.
Il n’en est toujours pas sorti à ce jour. C’est dans ce contexte que le parquet a franchi un cap ce jeudi, requalifiant les faits initialement traités sous l’angle des violences aggravées en « tentative d’homicide volontaire ». L’institution a également délivré un « mandat d’amener » à son encontre afin qu’il soit conduit devant un juge dès sa sortie de l’infirmerie psychiatrique.
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Ce drame s’inscrit dans un secteur sous haute tension. Les berges du canal Saint-Martin, prisées chaque soir dès le retour des beaux jours par plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers de Parisiens, concentrent depuis des années leur lot de nuisances et d’incidents. Les riverains, qui dénoncent bruits nocturnes, déchets et tensions récurrentes, avaient multiplié alertes et pétitions auprès de la mairie et de la préfecture.