Comme le rapporte une longue enquête de CBS News, OneTaste spécialisé dans la « méditation orgasmique » chercher la clémence du locataire de la Maison Blanche envers son ancienne PDG et fondatrice, Nicole Daedone, et son ancienne directrice des ventes, Rachel Cherwitz.
Fin mars, les deux femmes avaient été condamnées respectivement à 9 et 6 ans de prison pour avoir été à l’origine d’un système abusif visant à contraindre leurs employées à accomplir des tâches traumatisantes et dégradantes, y compris des actes sexuels, pour une rémunération dérisoire, voire inexistante.
« De l’argent gaspillé »
Selon des documents fédéraux obtenus par CBS News, OneTaste a lancé une procédure traditionnelle consistant à soumettre des demandes de grâce au ministère de la Justice. En plus de ces démarches autorisées, l’entreprise a déployé toute une stratégie, en coulisses, pour tenter d’obtenir gain de cause auprès du président.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, des protocoles officieux ont été mis en place pour permettre des grâces présidentielles en sollicitant et en entretenant des relations les proches du président.
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« C’est d’une ampleur inédite pour moi. Il semble que nous n’ayons pas de procédure de grâce fonctionnelle pour tous ceux qui n’ont pas ces relations », décrypte Rachel Barkow, professeure de droit à l’université de New York et experte en matière de grâce présidentielle.
CBS News révèle ainsi que, en l’espace de quelques semaines, la société OneTaste a obtenu des entretiens auprès d’Alan Dershowitz, le célèbre avocat proche du président, Matt Gaetz, l’ancien élu républicain de Floride, ou encore Steve Bannon et Laura Loomer, deux influenceurs pro-Trump.
Interrogée sur l’efficacité de ces méthodes cachées, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a insisté sur le fait que quiconque « dépense de l’argent pour faire pression en faveur de grâces gaspille stupidement son argent ».