Dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 avril, des navires militaires israéliens ont encerclé la flottille mondiale « Sumud » en eaux internationales, à l’ouest de la Crète, coupant le contact avec plusieurs de ses bateaux. Parmi les quelque 175 militants arrêtés et acheminés vers Israël figurent des ressortissants français, dont Raphaëlle Primet, conseillère de Paris et co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris.
La flottille « Sumud », composée de plus de 50 bateaux partis ces dernières semaines de Marseille, Barcelone et Syracuse, avait pour objectif de briser le blocus israélien imposé à Gaza depuis 2007.
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Selon ses organisateurs, des vedettes militaires israéliennes ont pointé des lasers et des armes d’assaut sur les personnes à bord avant de procéder aux arrestations. Des bateaux auraient également été endommagés au cours de l’opération. Israël, lui, a affirmé que les militants se trouvaient à bord de navires israéliens « de façon pacifique ».
Le PCF appelle à leur libération
Face à ces événements, plusieurs voix politiques françaises ont appelé à se rassembler ce jeudi soir à 18h30 place de la République, à Paris. Le PCF, dont fait partie Raphaëlle Primet, exige sa libération immédiate ainsi que celle de tous les autres ressortissants français détenus. Igor Zamichiei, coordinateur de l’exécutif national du PCF, a dénoncé sur X un « kidnapping » opéré par l’armée israélienne.
Raphaëlle Primet, conseillère communiste de Paris, sur la flotille Sumud, ainsi que d'autres ressortissants français, ont été kidnappés cette nuit par l’armée israélienne.
Le PCF appelle à leur libération immédiate ! Rassemblement ce soir à 18h30 Place de la République à Paris. pic.twitter.com/c9d8Y2BGi5 — Igor Zamichiei (@izam_pcf) April 30, 2026
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Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire s’est à son tour exprimé sur X, demandant la « libération sans délai » de la coprésidente et que « sa sécurité soit pleinement garantie ».
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, s’est lui aussi joint aux appels à manifester, réclamant que « la France agisse de toute urgence » et condamne « ces nouvelles violations graves du droit international ». Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a pour sa part interpellé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lui demandant d’intervenir sans délai pour obtenir la libération des personnes arrêtées.