Clap de fin pour l’USS Gerald R. Ford. Après une mission record d’un peu moins d’un an, il est grand temps de rentrer à la maison. Le plus grand porte-avions du monde s’apprête quitter le Moyen-Orient dans les prochains jours pour retrouver son port d’attache en Virginie à la mi-mai, rapporte l’Associated Press citant deux responsables américains qui ont requis l’anonymat.

Au cours de son déploiement de plus de 300 jours, le porte-avions a participé à des missions clés pour les États-Unis comme la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier dernier ou la guerre en Iran, démarrée fin février.

Une endurance mise à l’épreuve

Ce départ fait suite à l’arrivée de l’USS George H.W. Bush au Moyen-Orient la semaine dernière, portant à trois le nombre de porte-avions présents dans la région. L’USS Abraham Lincoln y est aussi déployé depuis le mois de janvier alors que les tensions avec Téhéran s’intensifiaient. Une situation qualifiée « d’inédite depuis 2003 » par l’Associated Press alors que la trêve entre l’Iran et les États-Unis est fragile.

En franchissant le cap des 295 jours passés en mer mercredi 15 avril, l’USS Gerald R. Ford a battu le record américain du plus long déploiement d’un porte-avions depuis la guerre du Viêt Nam. Le précédent record était détenu par l’USS Abraham Lincoln en mission en 2020 au cours de la pandémie de Covid-19. Le record absolu est quant à lui toujours détenu par l’USS Midway, déployé pendant 332 jours entre 1972 et 1973 et désarmé depuis.

Le déploiement de l’USS Gerald R. Ford n’a pas été un long fleuve tranquille. Parti de Norfolk au mois de juin, il a navigué en Méditerranée avant d’être redirigé vers la mer des Caraïbes en octobre. Il a ensuite participé à une longue mission au Venezuela et participé aux premiers jours de la guerre en Iran depuis la Méditerranée, avant de traverser le canal de Suez pour la mer Rouge début mars. Un incendie survenu à bord début mars l’a contraint à rebrousser chemin pour effectuer des réparations en Grèce.