Le maire de Valenciennes (Nord) Laurent Degallaix (Horizons) a été condamné ce jeudi 30 avril à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat, deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêts et subornation de témoin.
Avec cette peine d’inéligibilité avec « exécution provisoire », qui est conforme aux réquisitions du parquet, Laurent Degallaix doit quitter tous ses mandats électifs en cours même s’il fait appel.
L’édile, en poste depuis 2012, était accusé d’avoir fait pression pour faire embaucher une femme avec qui il avait une relation intime dans une société en charge du stationnement dans la commune.
Il a également été jugé pour avoir tenté de la convaincre d’abandonner une plainte qu’elle avait déposée contre lui.
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Une « exécution politique », selon son avocat
Le parquet, assurant que l’image renvoyée par le maire était celle du « dieu qui décide tout » à Valenciennes, avait également demandé un an d’emprisonnement avec détention à domicile sous surveillance électronique, et une amende de 25 000 euros.
Le procureur avait souligné à l’audience la « gravité des manquements » qui ont « porté atteinte à l’image des fonctions électives » ainsi que la « réitération » des faits, Laurent Degallaix ayant déjà été reconnu coupable d’une infraction du même type.
Son avocat, Me Philippe Simoneau, après avoir tenté en vain, des heures durant, d’obtenir un report du procès après les élections, avait dénoncé des réquisitions « totalement disproportionnées » s’apparentant à une « exécution politique ».
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Malgré son procès, Laurent Degallaix avait été réélu maire de Valenciennes en mars 2026 avec 36,52 % des voix lors d’une triangulaire l’opposant à Luce Troadec (Divers gauche, 32,56 % des voix) et Tanneguy Adriencense (30,92 %).