Des petits âgés de 2 à 9 ans abusés sexuellement et lors de « soirées pyjamas » à son domicile. Un homme de 40 ans, originaire de la commune de Lucenay (Rhône), a été mis en examen, le 10 avril dernier, pour des viols et agressions sexuelles sur 34 enfants, a fait savoir Laetitia Francart, la procureure de la République de Villefranche-sur-Saône, confirmant une information du Monde.

L’affaire avait débuté en décembre 2024. À l’époque, trois familles avaient déposé plainte à la brigade de gendarmerie d’Anse, dans le Rhône, expliquant que leurs enfants avaient été agressés sexuellement par un parent d’élève « à l’occasion de soirées pyjamas à son domicile » de Lucenay, selon Laetitia Francart.

Des images pédopornographiques découvertes

Dans la foulée, l’homme, un père de famille âgé de 40 ans, sans antécédents judiciaires, avait été placé en garde à vue et hospitalisé sous contrainte. Quelques semaines plus tard, le 27 janvier 2025, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Villefranche-sur-Saône pour « viols sur mineurs de 15 ans », « agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans » et « corruption de mineurs », des faits « commis sur les trois enfants entendus et sur des victimes non encore identifiées », poursuit la magistrate.

À l’issue de son hospitalisation, le quadragénaire avait été à nouveau placé en garde à vue puis présenté à un juge d’instruction le 31 janvier 2025. Il avait alors été mis en examen pour « viols sur mineurs de 15 ans », « agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans » et « corruption de mineurs », mais également pour « enregistrement et détention d’images présentant un caractère pornographique de mineurs de 15 ans » et placé en détention provisoire.

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Car dans le matériel informatique du suspect, les enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Villefranche-sur-Saône et de celle d’Anse avaient retrouvé 127 vidéos et 197 photographies.

Le père de famille reconnaît « les faits en leur grande majorité »

Les gendarmes se sont donc alors concentrés sur « l’exploitation du matériel informatique saisi et l’identification des mineurs apparaissant sur les images extraites », détaille la procureure de la République. « Les enquêteurs s’attachaient à identifier avec précision, sur la base des 127 vidéos et 197 photographies découvertes, la nature des faits commis sur chacun des enfants et l’identité de ces derniers », ajoute Laetitia Francart.

Dans le même temps, les enfants ont été auditionnés par la Maison de Protection des Familles, un service de la gendarmerie spécialisé dans le recueil de la parole des enfants intervenant en soutien des services d’enquête.

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Le 4 février 2026, à l’issue des auditions et des analyses du matériel informatique, « un réquisitoire supplétif était délivré le 4 février 2026 des chefs de viols sur mineurs de 15 ans, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, enregistrement et détention d’images présentant un caractère pornographique de mineurs de 15 ans, qualifications précisées enfant par enfant, tous n’ayant pas été victimes des mêmes faits », selon la procureure.