Commémoration des 150 ans de la Commune de Paris, devant l’Hôtel de ville, le 18 mars 2021. HERVÉ CHATEL/ HANS LUCAS
« La Commune. La guerre civile des Français. 18 mars 1871 », de Michel Winock, Gallimard, « Les journées qui ont fait la France », 336 p., 22,50 €, numérique 16 €.
Le 18 mars 1871, Paris était le théâtre d’une insurrection qui donnera naissance à la Commune de Paris, expérience dont la mémoire demeure porteuse de sens et d’espoir, en particulier à gauche, mais pas seulement. « Le cadavre est à terre et l’idée est debout », résumeront les héritiers de ce soulèvement, reprenant une formule de Victor Hugo (antérieure à la Commune). C’est justement avec une sensibilité proche du grand écrivain que l’historien Michel Winock a rédigé son nouveau livre, La Commune. La guerre civile des Français, qui paraît chez Gallimard dans la collection « Les journées qui ont fait la France ». Rédigée d’une plume élégante et émue, cette synthèse rend justice à la richesse sociale et politique d’un événement devenu « mythe universel ».
Votre tout premier livre, cosigné avec Jean-Pierre Azéma, qui est mort en juillet 2025, était consacré aux communards. Six décennies plus tard, comment votre regard d’historien a-t-il évolué vis-à-vis de cet événement ?
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