Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à la tribune des Nations unies, à New York, le 27 avril 2026. ANGELA WEISS/AFP

Donald Trump a une nouvelle fois déçu ses alliés européens, en rejetant, mercredi 29 avril, une offre de négociation iranienne, et en se disant prêt à bloquer le détroit d’Ormuz durant « des mois », selon des propos rapportés par la presse américaine. Le président des Etats-Unis juge ce blocus « génial ». Il attend que les citernes de stockage de pétrole iraniennes finissent par déborder, espérant ainsi contraindre le pays à céder son brut à bas prix, ou bien à se rendre à ses exigences. L’Iran, pour sa part, mise sur le coût économique colossal de ce blocus mutuel, en attendant que le président flanche.

Or les Etats-Unis, pays producteur, sont moins touchés que l’Asie et l’Europe, laquelle s’alarme. « Il faut sortir de cette situation, ni paix ni guerre, dans laquelle l’Iran et les Etats-Unis nous installent, qui impose un coût économique au monde entier », affirmait avant l’annonce de mercredi une source diplomatique française. C’est pourquoi Paris appréciait l’ordre des discussions proposé par l’Iran, selon deux autres sources. La France souhaite que Washington négocie au plus vite la libération d’Ormuz, au lieu d’en faire un instrument de pression. Elle encourage l’allié américain à prendre le temps de poursuivre les négociations, dans un second temps, sur le nucléaire iranien, le programme balistique du pays et ses relais miliciens dans la région.

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