Unai Lopez après avoir inscrit le deuxième but du Rayo Vallecano lors du quart de finale de la Ligue conférence face à l’AEK Athènes, à Madrid, le 9 avril 2026. GONZALO FUENTES / REUTERS

Ni le Racing Club de Strasbourg Alsace (RCSA) ni le Rayo Vallecano n’avaient jusqu’ici atteint le dernier carré d’une Coupe d’Europe de football. Les voilà qui s’affrontent, jeudi 30 avril, à Madrid, puis le 7 mai à la Meinau, pour une place en finale de la Ligue Conférence. L’enjeu est de taille. L’ambiance, elle, sera assurément électrique. Tout adversaires qu’ils soient sur le terrain, leurs supporteurs se retrouvent cependant unis dans une cause commune en dehors : au « BlueCo out » (« BlueCo dehors ») des Alsaciens font écho les « [Raul Martin] Presa vete ya » (« [Raul Martin] Presa dégage ») de leurs homologues espagnols.

Depuis le rachat du RCSA, en 2023, par BlueCo, le consortium américain détenteur de Chelsea, les fans alertent sur les dérives de la multipropriété et déplorent que leur équipe serve de faire-valoir à la formation londonienne. Les Rayistas, eux aussi, craignent de voir leur club perdre son âme sous la direction de Raul Martin Presa, qui en est devenu propriétaire et président en 2011. Mais la nature de la crise est bien différente.

Car le Rayo Vallecano, fondé en 1924, n’est pas n’importe quelle formation. Dans une ville hébergeant deux des plus grandes écuries d’Europe – le Real et l’Atlético de Madrid –, il ne peut se targuer d’un palmarès glorieux. Ses plus beaux faits d’armes se résument à un quart de finale de Coupe de l’UEFA en 2001 et deux demi-finales de Coupe du roi, en 1982 et 2022. Il ne s’est stabilisé en première division que depuis cinq saisons et occupe actuellement la 11ᵉplace de la Liga.

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