Le président américain Donald Trump, à Washington, le 29 avril 2026. MATT ROURKE / AP
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a renouvelé, jeudi 30 avril, ses critiques à l’encontre du chancelier allemand, Friedrich Merz, l’exhortant à se concentrer sur la fin de la guerre en Ukraine plutôt que « d’interférer » dans le dossier iranien.
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Il s’agit de la deuxième attaque du président républicain contre le dirigeant allemand, au lendemain de déclarations vindicatives dans lesquelles Donald Trump a dit envisager une réduction des forces armées américaines en Allemagne, pays membre de l’OTAN, où quelque 35 000 soldats américains sont stationnés.
« Le chancelier allemand devrait consacrer plus de temps à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine (où il s’est montré totalement inefficace !), et à redresser son pays en ruine, notamment en matière d’immigration et d’énergie », a déclaré Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Il a ajouté que le chancelier allemand devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne, contribuant à rendre le monde, et l’Allemagne, plus sûrs ! ».
35 000 soldats américains en Allemagne
Le président américain semblait particulièrement furieux des propos tenus lundi par le Friedrich Merz, qui avait estimé que « les Américains [n’avaient] visiblement aucune stratégie » en Iran et que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.
Ces nouvelles déclarations du dirigeant américain interviennent également au lendemain d’un entretien téléphonique avec le président russe, Vladimir Poutine, qui, selon Donald Trump, a porté principalement sur la fin de la guerre en Ukraine.
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Jeudi, le chancelier allemand n’a pas directement répondu aux menaces de retrait militaire du dirigeant américain, mais a appelé à un « partenariat transatlantique fiable » au sein de l’OTAN. Au cours d’un déplacement pour observer des manoeuvres de l’armée de terre allemande à Munster (ouest), Friedrich Merz a également jugé que l’armée allemande apportait sa pierre à l’édifice d’une « OTAN forte et unie », notamment sur « des sites stratégiques en Allemagne aux côtés des Etats-Unis ».
L’Allemagne abrite quelque 35 000 soldats américains, et la base militaire de Ramstein (ouest) est d’une grande importance pour les déploiements américains au Moyen-Orient. Les Etats-Unis stockent aussi des armes nucléaires à Büchel (ouest). A Stuttgart, on trouve le commandement américain pour l’Europe et l’Afrique, tandis que Grafenwöhr en Bavière accueille un vaste terrain d’entraînement.
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Si la présence américaine a été considérablement réduite depuis la fin de la Guerre froide, elle reste un pilier de la politique de sécurité de l’Allemagne, en particulier dans le contexte de la menace russe croissante, selon Berlin, depuis l’invasion de l’Ukraine.