Le ministre français des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, au palais de l’Elysée, à Paris, le 8 avril 2026. TOM NICHOLSON / REUTERS
La France organisera le 12 juin à Paris une réunion internationale consacrée à la solution de paix au conflit israélo-palestinien dite à deux Etats, a annoncé, jeudi 30 avril, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un message vidéo, diffusé à Tel-Aviv à l’attention d’un rassemblement pacifiste. Après la « décision capitale » prise par la France de reconnaître l’Etat de Palestine en septembre, Paris accueillera le 12 juin « une conférence internationale pour que les sociétés civiles israélienne et palestinienne puissent faire entendre leur voix », a déclaré M. Barrot à l’adresse des participants au « Sommet populaire de la paix ».
L’événement est organisé par « It’s time » (« Il est temps »), une coalition se présentant comme une alliance de 80 organisations œuvrant à mettre fin ensemble au conflit israélo-palestinien par un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l’autodétermination et à une vie en sécurité. Quelques centaines de personnes participent à ce rassemblement, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse.
« Acte de résistance à la fatalité et à la résignation »
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« Alors que le Proche-Orient demeure profondément meurtri par les attaques terroristes du 7 octobre [2023] en Israël, par plus de deux ans et demi de guerre dévastatrice à Gaza et par une crise humanitaire qui hélas ne faiblit pas, votre présence ici est un acte de résistance à la fatalité et à la résignation », a affirmé le ministre français.
M. Barrot a tenu ces propos alors que le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, l’un des plus à droite de l’histoire du pays, refuse en bloc l’émergence d’un Etat palestinien souverain et pleinement indépendant en Cisjordanie et à Gaza. Il s’emploie sur le terrain à rendre impossible cette solution et étend la colonisation.
Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, rival du mouvement islamiste Hamas (à l’origine de l’attaque terroriste du 7-Octobre) et partisan du processus de paix aujourd’hui moribond lancé par les accords d’Oslo (1993), apparaît extrêmement fragilisée et très impopulaire.
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