Paul Mathonnet, avocat de l'organisation militante antifasciste, a réagi auprès de BFMTV après la décision du Conseil d'État de rejeter le recours formé par la Jeune Garde contre le décret qui prononçait sa dissolution.

Une décision qui "ne présente pas un grand enjeu". L'avocat du mouvement ultragauche la Jeune Garde, Me Paul Mathonnet, assure auprès de BFMTV ce jeudi 30 avril que le rejet du recours de l'organisation militante antifasciste de la part du Conseil d'État "n’arrêtera pas le mouvement antifasciste dans sa dynamique".

"Des mouvements continueront à s’organiser au soutien de ceux qui estiment qu’il faut lutter contre l’extrême droite, par des moyens démocratiques", rapporte l'avocat du groupe, estimant qu'ils n'ont "rien à voir avec ce qui s’est passé à Lyon, qui n’est pas le reflet des activités du mouvement antifasciste".

Une décision "difficilement évitable"

Ce jeudi, le Conseil d'État a rejeté le recours du mouvement, contestant sa dissolution décidée en Conseil des ministres en juin 2025. Le mouvement contestait le décret de dissolution pris en Conseil des ministres le 12 juin 2025, qui énumérait des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025 à Lyon.

En réaction à cette décision, l'avocat du mouvement d'ultragauche a estimé que cette décision "était difficilement évitable" et qu'elle "ne présente pas un grand enjeu aujourd’hui, puisque La Jeune Garde ne peut, de toute façon, plus continuer ses activités", face au "climat de haine qui s’est déclenché contre ses membres".

Dans un message posté sur X, Laurent Nuñez a estimé qu'il s'agissait d'une "décision importante pour la défense de l'ordre public et de nos valeurs républicaines".

"La violence n'aura jamais le dernier mot. Ce ne sera jamais un mode d'expression", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Créée en 2018 par Raphaël Arnault, devenu député en 2024 et qui siège au sein du groupe LFI à l'Assemblée nationale, La Jeune Garde est accusée par le gouvernement "de provoquer à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d'effets".