Sur les lieux de l’attaque au couteau dans le quartier de Golders Green, à Londres, le 29 avril 2026. JUSTIN TALLIS/AFP
L’attaque au couteau, qualifiée de « terroriste » par les autorités britanniques, ayant blessé, mercredi 29 avril, deux membres de la communauté juive londonienne, inquiète le reste de l’Europe. Jusque-là, les violences – attentats, dégradations ou incendies volontaires – commises sur le sol européen en réponse à l’attaque américano-israélienne du 28 février contre l’Iran étaient matérielles et de faible intensité. « C’est la première fois que des individus s’en prennent directement à des personnes, commente un haut responsable anti-terroriste français. C’est un point de bascule, une évolution que l’on doit prendre en compte ».
Depuis le début des frappes des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, les services de renseignement européens observaient attentivement une possible « réponse asymétrique » de l’Iran, disposant de moyens militaires très inférieurs. Cette stratégie dite « du faible au fort » pouvait comprendre l’ouverture, à peu de frais, d’un autre front en exportant une violence terroriste sur le terrain occidental. Avec raison. Parmi d’autres attaques, une bombe a visé, dans la nuit du 7 mars, l’ambassade des Etats-Unis, à Oslo, en Norvège. Le même jour, un engin artisanal explosait devant une école juive à Amsterdam. Le 9 mars, un bidon rempli de carburant, entouré de pétards vendus dans le commerce, endommageait une synagogue à Liège, en Belgique. Et dans la nuit du 27 mars, un engin incendiaire était découvert près des locaux de la Bank of America, à Paris.
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