Bonjour curieux974,

Merci beaucoup pour votre message ! Pour répondre à votre question il faut savoir que la parole des Criméens est extrêmement rare, tant les habitants ont peur des représailles depuis l’annexion de la région par la Russie en 2014. Néanmoins, dans un article datant du 11 janvier 2024, notre journaliste Faustine Vincent avait réussi à obtenir le témoignage de certains habitants.

Nous vous partageons ici quelques extraits, mais je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous si vous souhaitez en savoir plus sur les actes de résistance, qui bien qu’extrêmement dangereux existent en Crimée, alors que la répression s’est encore accrue depuis 2022, comme l’explique Tamila Tacheva, représentante du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, pour la Crimée. « Après l’offensive à grande échelle de février 2022, et surtout en 2023, l’oppression a atteint des sommets. Il y a des fouilles dans la rue, les passeports peuvent être confisqués et les téléphones sont scrutés. »

Malgré les menaces, les actes de résistance se multiplient. « Les Ukrainiens du continent ne savent pas que cet activisme existe, souligne Mme Tacheva. Même pour moi c’est surprenant ! Avant l’invasion, les Criméens ne protestaient que pour la défense des droits humains. Aujourd’hui, ils affichent leur soutien à l’Ukraine. » Cette résistance ne prend pas la forme de manifestations organisées, mais celle, plus discrète, d’une manucure bleue et jaune, d’un drapeau ukrainien posé sur la façade d’un immeuble, d’un tatouage ou encore d’une chanson ukrainienne entonnée lors d’un mariage.