Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a accusé ce jeudi 30 avril Israël de « (violer) encore le droit international » après avoir arraisonné une vingtaine de bateaux de la « flottille pour Gaza » au large de la Grèce, et arrêté environ 175 militants propalestiniens, dont des Espagnols.
« Israël viole à nouveau le droit international en faisant assaut sur une flottille civile dans des eaux qui ne lui appartiennent pas », a-t-il écrit sur le réseau social X. Indiquant tout faire « pour protéger et assister les Espagnols retenus », Pedro Sánchez a poursuivi en déclarant « Mais cela ne suffit pas. L’UE doit suspendre l’accord d’association DÈS MAINTENANT et exiger de Netanyahou (le Premier ministre israélien) qu’il respecte le droit maritime ».
Israel vuelve a violar la legalidad internacional al asaltar una flotilla civil en aguas que no le pertenecen.
Nuestro Gobierno está haciendo todo lo necesario para proteger y asistir a los españoles retenidos.
Pero con eso no basta. La UE tiene que suspender el acuerdo de… — Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) April 30, 2026
Un peu plus tôt, le ministère espagnol des Affaires étrangères avait déjà « vigoureusement » condamné l’intervention de l’armée israélienne au large de l’île de Crète et indiqué que des ressortissants espagnols se trouvaient à bord. Les 175 militants arrêtés (211 selon les organisateurs de la flottille) vont être conduits en Grèce dans les prochaines heures, selon les autorités israéliennes.
Cette flottille était initialement composée de plus de 50 bateaux partis ces dernières semaines de Marseille, Barcelone et Syracuse.
Tensions de longue date entre l’Espagne et Israël
Cette déclaration de Pedro Sánchez est un nouvel exemple des relations tendues entre l’Espagne et Israël depuis des années. Le gouvernement ibérique, qui a reconnu l’État de Palestine en mai 2024 avec l’Irlande et la Norvège, est devenu une des voix les plus critiques de l’UE à l’égard du gouvernement de Benyamin Netanyahou, dont il fustige la guerre menée à Gaza, tout comme la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran lancée le 28 février.
En septembre 2025, Pedro Sánchez avait même dit sa « profonde admiration » pour les manifestants propalestiniens qui avaient perturbé la Vuelta cycliste et forcé l’annulation de la dernière étape dans les rues de Madrid.