Le coup de tête victorieux du joueur du Rayo Vallecano Alemano (maillot blanc), face à Strasbourg, à Madrid, le 30 avril 2026. MANU FERNANDEZ / AP
Le petit stade de Vallecas – et ses 15 000 spectateurs bouillants – avait tout du piège. Le Racing club de Strasbourg est tombé dedans en s’inclinant (0-1), jeudi 30 avril, face au Rayo Vallecano, en demi-finale aller de la Ligue Conférence.
Les Alsaciens devront donc inverser la situation la semaine prochaine à domicile pour atteindre la finale mais l’affaire est loin d’être perdue pour cette équipe qui a su renverser Mayence au stade de la Meinau (4-0) en quart de finale après avoir perdu la manche aller (0-2), au tour précédent.
Pour cela, il faudra réussir une autre performance que celle proposée dans le sud-est de Madrid, jeudi, tant dans la précision technique que dans l’intensité physique, domaines où les Strasbourgeois ont été globalement dominés en seconde période par leur adversaire espagnol, tout aussi inexpérimenté à ce stade de la compétition.
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Domination espagnole
Comme à leur habitude, les « Franjirrojos » ont été accrocheurs et disciplinés tactiquement, gênant considérablement le jeu d’attaque des Alsaciens dans une rencontre fermée en première période, puis hachée et tendue. Ils ont même assez nettement dominé la partie après le seul but inscrit par leur attaquant brésilien Alemao (54e) dans la foulée d’un corner. A tel point que les joueurs de Gary O’Neil seront peut-être satisfaits de n’avoir finalement qu’un but à remonter au match retour.
Ils n’en ont pas fait suffisamment pour espérer mieux face à ce club de quartier, ouvrier, aux antipodes du football moderne. Emmenés par Emmanuel Emegha, titulaire et capitaine, les Strasbourgeois n’ont tenté que cinq tirs sans en cadrer un seul, maigre bilan face aux 24 frappes du Rayo (huit cadrées). Le grand attaquant néerlandais n’a jamais vraiment été servi dans de bonnes conditions, chassant les causes perdues, quand Julio Enciso courait dans le vide, et Diego Moreira manquait de précision. Seul Martial Godo a été intéressant par moments, réussissant à prendre le dessus dans ses duels et amenant le danger, sans réussite.
C’est le défenseur central Andrew Omobamidele qui a eu la plus belle occasion alsacienne du match, près des cages après une bonne remise d’Emegha (78e).
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En face, le club espagnol, onzième de la Liga, aurait pu inscrire un deuxième but sans les prouesses de Mike Penders, auteur d’arrêts déterminants pour détourner une reprise de la tête après un nouveau corner (63e), puis une autre du Français Florian Lejeune (87e), passé notamment par le Stade brestois il y a une douzaine d’années.
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Même quand Strasbourg a tenté de pousser pour égaliser, ce sont les Madrilènes qui ont été les plus inquiétants par des contre-attaques. Gary O’Neil a dû souffler de soulagement en les voyant gâcher un deux contre un en toute fin de match (90 + 7).
La condition physique d’un groupe alsacien qui jouait jusqu’à peu dans trois tableaux – avant d’être éliminé en demi-finale de la Coupe de France – sera probablement la clé du match retour. Les joueurs du Racing voudront faire revivre une nouvelle soirée européenne folle à leurs spectateurs pour atteindre la première finale européenne de l’histoire du club, le 27 mai à Leipzig, en Allemagne.
Crystal Palace en ballottage très favorable
Dans l’autre demi-finale de la compétition, Crystal Palace s’est octroyé un avantage conséquent en allant battre le Chakhtar Donetsk (3-1) qui a disputé cette rencontre « à domicile » à Cracovie, en Pologne, en raison de la guerre en Ukraine.
Il n’a fallu que 21 secondes à l’ancien Marseillais Ismaïla Sarr pour ouvrir le score. Le meilleur buteur encore en lice de la compétition (8 buts) a inscrit le but le plus rapide de l’histoire de la plus petite des Coupes d’Europe.
Si l’équipe ukrainienne est parvenue à égaliser en deuxième période par Oleh Ocheretko (47e), le pied gauche du milieu de terrain de Crystal Palace Daichi Kamada n’a pas tremblé au moment de repasser devant au score (2-1, 58e). Kamada s’est ensuite mué en passeur décisif pour le troisième but inscrit par Jorgen Strand Larsen (3-1, 84e).
Treizième au classement de la Premier League anglaise, Crystal Palace, qui n’avait jamais évolué à un tel niveau dans une Coupe d’Europe, est en ballottage très favorable avant le match retour, le 7 mai à Londres.
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