Le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui dirige le football mondial depuis dix ans, a annoncé jeudi à Vancouver qu’il serait candidat à sa réélection en 2027. Élu en 2016, réélu en 2019 puis en 2023, l’Italo-Suisse de 56 ans a profité du Congrès de la Fifa pour « confirmer » qu’il se représenterait, à six semaines du premier Mondial à 48 pays coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Selon les statuts de la Fifa, le patron de l’instance ne peut effectuer plus de trois mandats. Mais il a été officiellement considéré, lors du Congrès électif tenu en 2023 à Kigali (Rwanda), qu’il démarrait alors son deuxième mandat. Commencé en 2016 après la chute de Sepp Blatter, accusé de corruption, son premier mandat avait été estimé « incomplet », ne comptant donc pas dans la limitation.
Ses liens avec Trump largement critiqués
La Confédération africaine de football (CAF) et la Confédération asiatique (AFC) ont annoncé jeudi soutenir sa réélection, lui apportant un total de 101 voix sur 211. Infantino bénéficiait déjà des 10 voix de l’Amérique du Sud. Chaque fédération nationale membre, peu importe sa taille, possède une voix à la Fifa.
À la tête du football mondial depuis 2016, Infantino a été confronté à de nombreuses controverses, notamment ces derniers mois en raison de ses liens étroits avec le président américain Donald Trump à qui il a décerné le premier Prix Fifa pour la paix. La remise de cette distinction en décembre 2025 a conduit l’association FairSquare à déposer une plainte auprès de la commission d’éthique de la Fifa.
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Le dirigeant a également essuyé des critiques pour l’élargissement de la Coupe du monde de 32 à 48 équipes, qui interviendra à partir de l’édition 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada (11 juin-19 juillet). Sa volonté d’organiser le Mondial tous les deux ans au lieu de quatre a par contre échoué.