Alors qu'il rentrait de son travail, le directeur de la police municipale de Montélimar a été roué de coup et a subi plusieurs fractures au visage. L'entourage du maire dénonce "une tentative d'intimidation."

Le directeur de la police municipale de Montélimar (Drôme) a été roué de coups alors qu'il rentrait du travail et souffre de quatre fractures au visage, a indiqué jeudi le maire, condamnant une "tentative d'intimidation".

Le policier se trouvait mercredi vers 18 heures devant la gare de Montélimar, en civil, lorsqu'il a été pris à partie par un groupe d'une dizaine de personnes.

Parmi ce groupe, "un individu assez jeune, se met à le rouer de coups, il est mis à terre et violemment agressé" par cet homme, rapporte l'entourage du maire, confirmant une information de la presse locale.

"On est certain que c'est parce qu'il a été reconnu" comme membre des forces de l'ordre, précise cette source. L'agresseur n'a pas été identifié dans l'immédiat.

15 jours d'arrêt de travail

Le policier a reçu un arrêt de travail de quinze jours, selon la mairie.

"Cette agression illustre une nouvelle fois la montée inquiétante de la violence envers les forces de sécurité", a réagi dans un communiqué le Syndicat national de la sécurité publique (SNSP).

"Il est temps que la réponse pénale soit à la hauteur des faits commis" a-t-il ajouté.

En conséquence, le maire Julien Cornillet (divers droite) a décidé "d'avancer le plus possible son engagement de campagne de passer à 50 policiers municipaux", une douzaine de plus que l'effectif actuel.

Il demande également à l'État de reformer la Brigade anticriminalité (BAC) à Montélimar, supprimée en 2008.

"Nous avons le même nombre de policiers nationaux qu'en 2000 et la population a augmenté de 40% depuis", observe la mairie.