Dans la nuit de mercredi à jeudi, Jérusalem avait affirmé que 175 militants (211 selon les organisateurs de la flottille) sur une vingtaine de bateaux avaient été arrêtés au large de la Crète en Méditerranée orientale et étaient en route pour Israël.

Des dizaines de militants de "la flottille pour Gaza", arrêtés la veille au large de l'île de Crète par les forces israéliennes, ont débarqué ce vendredi 1er mai sur un petit port crétois dans le sud-est de l'île, a constaté un journaliste de l'AFP.

Escortés par des garde-côtes grecs, environ 175 militants ont été conduits dans quatre autocars à destination d'une ville crétoise dont le nom n'a pas été précisé par les autorités, selon la même source.

Le ministère grec des Affaires étrangères a indiqué jeudi soir que les autorités grecques étaient en contact avec Israël pour le débarquement des passagers de la flottille et pour "veiller à leur retour en toute sécurité dans leurs pays".

Plusieurs gouvernements dénoncent une violation du droit international

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Jérusalem avait affirmé que 175 militants (211 selon les organisateurs de la flottille) sur une vingtaine de bateaux avaient été arrêtés au large de la Crète en Méditerranée orientale et étaient en route pour Israël.

Mais jeudi en fin d'après-midi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait déclaré qu'à la "suite d'un accord avec le gouvernement grec, les civils transférés des navires de la flottille vers un navire israélien seraient finalement débarqués dans les prochaines heures sur les côtes grecques".

Plusieurs gouvernements européens comptant des ressortissants parmi les personnes arrêtées avaient réagi jeudi appelant Israël à leur libération ou dénonçant la violation du droit international par Israël. Dans un communiqué commun, une dizaine de pays dont l'Espagne, la Turquie ou le Pakistan ont dénoncé "des violations flagrantes du droit international" par Israël.

Composée initialement de plus de 50 bateaux, cette flottille avait pour objectif, selon les organisateurs, de briser le blocus de Gaza et apporter de l'aide humanitaire à ce territoire palestinien, dont l'accès reste encore largement restreint malgré un fragile cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hamas en vigueur depuis octobre.