Soldats danois en patrouille sur le port de Nuuk (Groenland), le 25 janvier 2026. MADS CLAUS RASMUSSEN/REUTERS

Quarante-trois ans de carrière dans l’armée danoise n’auront pas suffi à prouver sa loyauté. En février, le capitaine Frederik Hansen a été licencié, après avoir perdu son habilitation de sécurité à l’automne 2025. Peu importent ses cinq déploiements dans des zones de guerre à l’étranger, son expérience en tant qu’officier de sécurité au quartier général de l’OTAN au Kosovo et ses nombreuses décorations. L’armée danoise a estimé que l’origine de sa femme, une médecin née en Russie qu’il a épousée il y a quinze ans, représentait un risque suffisant pour l’écarter.

Frederik Hansen n’est pas le seul dans cette situation. Au moins deux autres militaires ont été renvoyés pour des raisons similaires. Tous les trois réclament désormais 1,2 million de couronnes (160 600 euros) à l’armée danoise, soit l’équivalent d’un an de leurs salaires. Leur avocat, Mads Pramming, estime que leur licenciement constitue une violation de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit le droit au respect de la vie familiale, et menace de porter l’affaire jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.

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