Jacques Oberti, député socialiste de Haute-Garonne, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 18 mars 2025. THOMAS SAMSON/AFP
Le député socialiste de Haute-Garonne Jacques Oberti le reconnaît avec soulagement : « Le pire a été évité. » La panne qui a paralysé pendant douze jours le logiciel de comptabilité publique Helios, en février, aurait pu avoir des conséquences bien plus graves si elle avait eu lieu dix ou quinze jours plus tard, en fin de mois, au moment où communes, départements, régions et hôpitaux bouclent la paie de millions de personnes. Chaque mois, ce système leur permet de verser près de 8 milliards d’euros. Comment les fonctionnaires concernés auraient-ils réagi si ces milliards étaient restés bloqués ? « Je ne veux pas l’imaginer… », a glissé le parlementaire, mercredi 29 avril, en présentant son rapport sur le sujet à la commission des finances de l’Assemblée.
Pas de drame, cette fois-ci. L’affaire n’en a pas moins mis en évidence de sérieuses « vulnérabilités » touchant Helios, mais aussi, plus largement, les systèmes informatiques publics, souligne-t-il dans son document. « Ce dossier raconte l’histoire d’une dépendance », appuie sa collègue écologiste Christine Arrighi, également élue en Haute-Garonne : « Dépendance à des matériels dont nous ne maîtrisons ni le code, ni la conception, ni les défaillances, et dépendance à l’égard de prestataires privés étrangers. »
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