La police intervient lors du manifestation organisée à l’occasion du 1ᵉʳ-Mai, à Istanbul, le 1ᵉʳ mai 2026. BERK OZKAN / AFP
Plusieurs dizaines de manifestants rassemblés à l’occasion des célébrations du 1er-Mai à Istanbul ont été arrêtés, vendredi matin, par la police turque, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). La presse locale, dont le site d’opposition BirGün, a dénombré au moins 57 arrestations.
Deux groupes de quartiers de la rive européenne ont été particulièrement visés, alors qu’ils affichaient leur volonté de se diriger vers l’emblématique place Taksim, haut lieu de la contestation en Turquie, verrouillée depuis la nuit.
Outre les barrières métalliques dressées pour ceinturer un vaste périmètre autour des quartiers centraux de la capitale économique, un très important dispositif policier a été déployé.
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Dans le quartier de Mecidiyeköy, où se sont retrouvés les militants du Parti de libération des peuples (HKP, marxiste) déterminés à marcher vers Taksim aux cris de « USA Assassin, AKP [parti au pouvoir] complice », les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène, a constaté l’AFP.
Dans celui de Besiktas, près du Bosphore, entièrement cerné par les forces de l’ordre, celles-ci interviennent dès qu’un slogan fuse dans la foule, parfois violemment, a constaté l’AFP, qui a vu des manifestants jetés à terre. Les syndicats et associations avaient appelé aux rassemblements sous le slogan « Pain, paix, liberté ».
Dès le début de la semaine, les autorités turques avaient procédé à plusieurs dizaines d’arrestations en prévision du 1er-Mai, notamment dans les milieux de la presse et des mouvements d’opposition au président turc, Recep Tayyip Erdogan.
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