Rhun ap Iorwerth, chef de file du Plaid Cymru, lors du lancement du programme électoral du parti, à Wrexham (Pays de Galles), le 9 avril 2026. PA PHOTOS/ABACA
On dirait que les habitants de Pontypridd se sont tous donné rendez-vous au Prince’s, ce 13 avril. Ce salon de thé tout droit sorti des années 1950, avec sa rutilante machine à café ou ses succulents pancakes aux raisins, est une institution de cette ville du sud du Pays de Galles, connue pour son vieux pont de pierre enjambant la rivière Taff et son glorieux passé minier. Au XIXe siècle, la gare de Pontypridd voyait transiter l’essentiel du charbon extrait des vallées du Rhondda et de la Taff, au cœur du bassin minier gallois. Le minerai était acheminé jusqu’au port de Cardiff, la capitale, d’où il était expédié partout dans l’Empire britannique.
Pontypridd n’a toujours pas retrouvé son dynamisme d’avant la fermeture des mines, qui a eu lieu dans les années 1980 et 1990. « Les priorités des habitants sont le manque de perspectives professionnelles, les prix de l’énergie, les risques constants d’inondations, les listes d’attente au NHS [le service de santé britannique] et, en toile de fond, la pauvreté », liste Heledd Fychan, 45 ans, députée du Senedd, le Parlement gallois. L’élue du parti Plaid Cymru (favorable à l’indépendance du Pays de Galles) a donné rendez-vous au Prince’s pour mieux souligner la tradition d’accueil de la région : « Le café a été fondé par une des nombreuses familles italiennes venues s’installer dans le bassin minier après la seconde guerre mondiale », raconte-t-elle.
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