Au sortir de la réunion avec les représentants des boulangers et des fleuristes, après avoir annoncé le dépôt d’un projet de loi pour sécuriser le 1er mai, Sébastien Lecornu avait annoncé que « des instructions » seraient données afin « que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi ».
Même tardivement, cela a été fait. Dans une note d’information de 2 pages en date du mardi 28 avril, dévoilée par RMC et que nous avons pu consulter, le directeur général du travail (DGT) Pierre Ramain a pris la plume pour rappeler le « contexte » particulier de ce 1er mai 2026 aux inspecteurs du travail. Même si ces derniers sont indépendants.
Si c’est le seul jour obligatoirement férié et chômé, il rappelle que les boulangers-pâtissiers « répondent à des besoins essentiels du public assurant la continuité de la vie sociale » et les fleuristes « s’inscrivent dans la tradition du 1er mai ». D’où la volonté du gouvernement de sécuriser la possibilité pour ces professionnels d’employer des salariés ce jour-là « face à un état du droit pouvant être source d’incertitudes et de difficultés d’interprétation ».
Un risque d’incidents de contrôle ?
Et le directeur du travail de rappeler le projet de loi présenté cette semaine en Conseil des ministres, le « dialogue social » dans ce dossier, le périmètre de son application future… « Sous réserve de l’adoption de ce projet de loi par le parlement et de la conclusion des accords de branche, le nouveau cadre juridique pourrait s’appliquer pour les secteurs concernés le 1er mai 2027 », écrit-il encore.
À voir aussi
Avant d’adresser aux inspecteurs du travail un appel à la bienveillance où chaque mot est pesé au trébuchet : « Dans le respect des garanties et du cadre d’intervention de l’inspection du travail, comme le ministre l’a rappelé le 20 avril dernier, il nous paraît important que compte tenu de leur attachement collectif au dialogue social et de la volonté qu’il en est ressorti de sécuriser l’emploi de salariés pour les artisans fleuristes et les artisans boulangers-pâtissiers, les agents de contrôle puissent avoir connaissance de ces éléments de contexte ».