Devant le parlement suédois, à Stockholm, le 17 octobre 2023. HENRIK MONTGOMERY/AFP
Depuis 2005, le 6 juin, « jour du drapeau » en Suède, est férié. Dans toutes les communes du royaume, des cérémonies sont organisées pour célébrer les nouveaux citoyens suédois. A Stockholm, des membres de la famille royale participent parfois aux célébrations. De tous les jours de l’année, c’est celui-là que le gouvernement libéral-conservateur et l’extrême droite a choisi pour introduire les nouvelles règles d’octroi de la nationalité suédoise, adoptées mercredi 29 avril par le Parlement.
En attente d’une décision, plus de 100 000 personnes vont être affectées. Du jour au lendemain, leur demande de naturalisation pourrait être jugée invalide. Peu importe que ces ressortissants d’origine étrangère aient rempli toutes les conditions exigées au moment du dépôt de leur dossier. Les nouvelles règles vont s’appliquer rétroactivement. Faisant de la Suède une exception en Europe, le gouvernement a refusé d’assortir la loi d’une période de transition, pourtant réclamée par le Conseil sur la législation, qui examine les projets de loi avant qu’ils soient présentés au Parlement.
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